Dans le cadre du mois de la prévention de la fraude, voici quelques fiches conseils à imprimer ou à partager à vos proches.
Vente itinérante
La vente itinérante, ce sont des individus qui se présentent chez vous alors que vous n’êtes pas préparé à leur visite. Ils vous proposent des biens ou des services. Plusieurs emploient des tactiques de vente dites sous pression et peuvent s’avérer très insistants. À titre d’exemple, ils peuvent mentionner que ladite offre est seulement valide pour 24 heures.
Le saviez-vous? C’est illégal.
Il est INTERDIT pour un commerçant itinérant de vous solliciter en vue de conclure un contrat concernant :
- La vente d’un appareil de chauffage ou de climatisation (ex. thermopompe), incluant tous contrats pouvant y être associés (ex. entretien);
- L’offre de ses services pour effectuer des travaux de décontamination ou d’isolation sur votre propriété;
- Il est également INTERDIT à un commerçant itinérant de vous proposer un financement (ex. une compagnie de crédit), de vous offrir un financement (ex. un
contrat de crédit) ou une location à long terme.
Avant de conclure un contrat avec un commerçant itinérant, et afin de vous prémunir d’une fraude :
- Ne signez rien dans l’immédiat. Ne donnez aucun renseignement personnel ou bancaire, ni de copies de factures ou d’états financiers à un commerçant itinérant.
- Effectuez des vérifications diligentes. Demandez à la personne de vous donner son nom et le nom de la compagnie qu’elle représente. Demandez-lui une pièce d’identité avec photo et prenez le temps de vérifier les informations inscrites.
- Validez si la personne se conforme à la règlementation en vigueur dans votre municipalité et si elle est détentrice d’un permis de commerçant de l’Office de la protection du consommateur (OPC) — ce permis est obligatoire pour tout vendeur qui vous sollicite, pour vendre ses produits ou ses services, ailleurs qu’à l’endroit où son commerce est établi. Selon la situation, validez la licence du commerçant auprès des organismes suivants : Régie du bâtiment; Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec; Corporation des maîtres électriciens du Québec.
- Informez-vous auprès de l’OPC quant à vos droits et la règlementation en vigueur (ex. : conditions de paiement, annulation d’un achat, contenu d’un contrat ou délai
minimum pour des travaux ou l’installation d’un bien). Prenez le temps de lire l’intégralité du contrat, même les clauses écrites en petits caractères.
- Magasinez. Comparez le prix demandé auprès d’au moins deux (2) autres fournisseurs, et ce, afin de vous assurer qu’il est concurrentiel.
- Il s’agit d’une « occasion d’investissement »? Ne signez rien dans l’immédiat. N’effectuez aucune opération bancaire. Méfiez-vous. Vérifiez si le conseiller ou courtier qui vous sollicite est dûment inscrit au registre des entreprises et des individus autorisés à exercer de l’Autorité des marchés financiers.
POUR OBTENIR DE L’AIDE OU SIGNALER UNE FRAUDE
Contactez la Sûreté du Québec ou votre service de police local au 9-1-1.
Signalez l’incident au Centre antifraude du Canada, par téléphone au 1 888 495-8501 ou en visitant le www.antifraudcentre-centreantifraude.ca.
Communiquez avec l’Office de la protection du consommateur pour rapporter des activités illégales ou connaître vos recours.
Fraude financière sur Internet : quand les belles promesses cachent une arnaque
Internet est un outil formidable pour investir, s’informer et faire des rencontres. Les fraudeurs le savent et ils s’en servent pour vous piéger.
Derrière des apparences de conseils amicaux, d’occasions d’investissement ou de nouvelles relations en ligne, leur but reste le même : vous soutirer de l’argent. Tout commence par un contact bienveillant… puis s’installe un faux sentiment de confiance.
Une nouvelle relation en ligne? Restez sur vos gardes.
Quelqu’un vous écrit sur un réseau social ou un site de rencontre. Vous échangez, vous vous attachez,
vous faites confiance… Puis la personne vous demande de l’argent, pour :
- se sortir d’une situation difficile ou urgente;
- acheter un billet pour venir vous voir;
- rembourser une dette;
- vous aider à investir.
Et souvent, elle vous demande de garder le secret, se fâche si vous hésitez, ou menace de mettre fin à la relation.
Ce pourrait être une arnaque amoureuse. Si vos proches ou votre institution financière s’inquiètent, prenez le temps d’écouter.
Une offre d’investissement? Posez les bonnes questions.
Ces offres circulent partout et elles peuvent prendre différentes formes :
- par des influenceurs qui laissent croire qu’on peut faire de l’argent facilement ou rapidement;
- par des amis, de nouveaux contacts ou même des proches;
- dans des publicités ou des formations en ligne.
Au début, tout semble fonctionner :
- on vous propose d’investir un petit montant;
- on vous montre des rendements encourageants;
- vous pouvez même retirer un peu d’argent.
Mais ensuite :
- on vous pousse à investir plus;
- on vous dit que votre argent est bloqué ou que le retirer vous coûtera cher;
- votre contact disparait.
Et vous ne reverrez jamais votre argent. Ce pourrait être une fraude à l’investissement.
Je me méfie
Peu importe le type de fraude, voici quelques signes qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.
Une personne :
- vous promet un rendement élevé, sans risque;
- insiste pour que vous agissiez rapidement, vous presse de prendre une décision;
- propose de prendre le contrôle de votre ordinateur pour vous « aider »;
- refuse de vous parler par téléphone ou par vidéo;
- devient agressive ou vous fait sentir coupable si vous hésitez.
Ces comportements ont un même but : vous faire douter, vous faire perdre le contrôle.
Comment vous protéger?
- Parlez de vos démarches avec un proche ou un professionnel de confiance.
- Vérifiez si la personne, l’entreprise ou la plateforme de négociation est inscrite aux registres de l’AMF.
- Consultez les mises en gardes sur le site Web de l’AMF.
- En cas de doute, appelez notre Centre d’information.
Et n’oubliez pas que…
- Des informations bancaires, c’est comme une brosse à dent, ça ne se partage pas.
- Donner accès à votre ordinateur ou à vos données bancaires, c’est comme laisser les clés de sa maison à un inconnu.
- Vous avez le droit de dire non.
- Vous n’êtes pas un guichet automatique.
- La vie, ce n’est pas un conte de fée. Une promesse trop belle pour être vraie, l’est souvent.
Trouvez les arnaques!
Voici quelques conseils sur les arnaques pour vous aider à les repérer.
- Le gouvernement du Canada n’exigera pas de paiement immédiat par:
• Virement Interac
• Cryptomonnaies
• Carte de crédit prépayée
• Cartes-cadeaux de détaillants
- Les messages officiels du gouvernement n’utiliseront pas un langage agressif et ne vous menaceront pas d’arrestation ou de mesures policières.
- L’Agence du revenu du Canada ne vous demandera pas de fournir des renseignements personnels ou financiers par courriel ou par message texte.
- L’ARC n’utilise pas des messages texte ou des messages instantanés pour entamer une conversation avec vous au sujet de vos impôts, de vos remboursements ou de Mon dossier,
quelles que soient les circonstances.
- Le gouvernement du Canada ne vous demandera pas de cliquer sur un lien par message texte ou par courriel.
- L’ARC n’enverra pas de lien vers un remboursement ou un formulaire en ligne à remplir. Elle n’enverra que les liens par courriel que vous avez demandés lors d’un appel téléphonique ou d’une réunion avec un agent de l’ARC.
- Le gouvernement du Canada utilise les messages textes pour envoyer les codes authentification multifacteur (AMF) lorsque vous ouvrez une session dans les services en ligne, comme Mon dossier de l’ARC ou Mon dossier Service Canada.
- L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ne demande pas votre numéro d’assurance sociale (NAS) ou votre numéro de carte de crédit par téléphone, par message texte ou par courriel.
- L’ASFC ne vous appellera pas pour vous dire que vous devez payer un droit et des taxes sur un colis qu’elle détient. Le droit et les taxes sont perçus par les services de messagerie (p. ex., Postes Canada).
- Lorsqu’un agent officiel de l’ARC vous appelle, il vous fournira son nom. Si vous avez des doutes, vous pouvez lui dire que vous voulez vérifier son identité. Demandez-lui son nom, son numéro de téléphone et l’emplacement du bureau. Mettez fin à l’appel et communiquez avec l’ARC au numéro fourni sur Canada.ca pour vérifier l’identité de l’agent.
Mot-code; comment ça marche?
Le mot-code est votre allié pour vérifier l’identité de la personne qui vous contacte, surtout si quelqu’un se fait passer pour un membre de votre entourage.
Lorsque vous recevez une demande d’un prétendu proche, demandez-lui le mot-code.
Si la personne ne connaît pas le mot-code, il est très probable qu’il s’agisse d’un fraudeur.
Cessez immédiatement la conversation et contactez directement votre proche pour vérifier la demande.
Choisissez un mot-code unique, simple à retenir pour vous et vos proches, mais difficile à deviner pour un étranger.