Actualités

Retour aux actualités

La MRC fait connaitre ses priorités

MRC de La Jacques-Cartier

Annonces importantes

La MRC de La Jacques-Cartier fait connaître ses priorités dans le cadre de la présente campagne électorale. Le conseil de la MRC a ciblé certaines priorités pour lesquelles elle interpelle les candidats/candidates des quatre circonscriptions qui couvrent son territoire, soit : Portneuf (Lac-Saint-Joseph, Fossambault-sur-le-Lac, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier), La Peltrie (Shannon, Saint-Gabriel-de-Valcartier), Chauveau (Lac-Delage, Stoneham-et-Tewkesbury, Lac-Beauport) et Montmorency (Sainte-Brigitte-de-Laval).

Priorités en transport collectif et adapté

1- Rétablir le financement pour 2026 et 2027 à ce qu’il était en 2025 et améliorer la gestion du programme afin d’accélérer les versements.

2- Revoir le financement du prochain programme pour que la MRC puisse avoir accès à un financement équitable en fonction de la configuration de notre territoire et de sa périurbanité, notamment pour prendre en compte les coûts d’opération que cela implique.

3 – Procéder à des ajustements législatifs, dont la Loi sur les transports, permettant plus de souplesse, de flexibilité, d’autonomie et d’initiatives pour adapter les services de transport
collectif et adapté au marché.

Rappel des faits

Priorités en matière d’accessibilité aux services et de sécurité

4- Décentraliser des services de première ligne et de proximité (communautaires, santé, sociaux) et assurer un financement adéquat.

5- Mettre en œuvre un plan détaillé avec un échéancier clair pour assurer un déploiement de la couverture cellulaire sur tout le territoire.

6- Élargir à l’ensemble des municipalités du Québec la possibilité aux municipalités de faire la demande d’installation de radars photo sur leur territoire dans les zones qu’elles identifient et que les sommes demeurent à celles-ci pour assurer un réseau routier municipal sécuritaire.

Rappel des faits

Priorités en infrastructures

7- Bonifier les programmes d’aide financière pour supporter nos villes et municipalités dans l’amélioration et l’entretien des infrastructures municipales et des actifs.

8- S’engager à la mise en place d’une commission parlementaire transpartisane sur le financement des infrastructures, dont particulièrement les infrastructures municipales, afin de
convenir d’une vision et d’une planification long terme et permettant un financement prévisible et durable, peu importe le gouvernement en place.

Rappel des faits

Priorités en autonomie et développement économique

9- Reconnaître les MRC et les villes/municipalités comme des gouvernements de proximité dotés d’une véritable autonomie de gestion par la réduction des nombreuses redditions de comptes et obligations qui s’ajoutent à la charge de travail déjà importante avec des ressources limitées.

10– Maintenir le financement des différents programmes d’aide sous la gestion de la MRC (Fonds région et ruralité, Fonds de la région de la Capitale-Nationale, Fonds locaux d’investissements, Accès PME, etc.).

11- Assouplir leur gestion, leurs redditions de comptes et leur financement annuel, et ce, aux bénéfices des citoyens, des villes/municipalités, des organismes, des entrepreneurs, des
entreprises autant culturelles, touristiques, économiques.

Rappel des faits

En conclusion, en tout respect pour nos citoyens qui occupent cet immense territoire naturel, véritable poumon des résidents de la Capitale-Nationale, nous demandons que chacune de ces priorités soit traitée selon les principes de durabilité, assurant ainsi la pérennité de nos milieux de vie et de la nature qui nous entourent au bénéfice des générations futures.


 

Rappel des faits 

Transport collectif et adapté

La MRC de La Jacques-Cartier se situe dans un contexte périurbain; c’est-à-dire que la MRC n’a ni la réalité des grandes villes ni celle des régions et n’aura jamais la masse d’usagers nécessaire pour soutenir des services à haute fréquence, comme les réseaux urbains. De plus, sa configuration, en forme de croissant, ne disposant pas sur son territoire d’un réseau routier d’Est en Ouest, la centralisation, notamment des services médicaux et adaptés, des institutions scolaires impose un service nord-sud devant couvrir un large territoire.

Rappelons que la mobilité durable comporte de nombreux bénéfices, qu’ils soient environnementaux, sociaux, mais aussi économiques. Le transport collectif et adapté est un service public permettant d’offrir aux résidents de nos municipalités une alternative à l’auto-solo. Rappelons qu’en 2024, le gouvernement du Québec a annoncé l’ajout de 800 millions $ pour financer le transport collectif jusqu’en 2029. De ce montant, seul 0,3 %, soit 3M $ ont été réservés pour l’ensemble des organismes municipaux et intermunicipaux pour le transport collectif et adapté sur tout le territoire du Québec. Par ailleurs, dans le dernier programme d’aide financière, couvrant les années civiles 2025 à 2027, la MRC s’est vu couper son
financement de plus de 500 000 $. Ce montant aurait été beaucoup plus élevé si la mobilisation n’avait pas réussi à repousser l’entrée en vigueur du nouveau programme et maintenir le financement de l’année 2025, d’autant que ces modifications étaient rétroactives et présentées à la fin de l’année financière.

Dans le contexte actuel, la MRC n’a pas le financement nécessaire permettant de soutenir l’augmentation des coûts des dernières années.

  • Le contexte juridique actuel est complexe et n’offre pas la flexibilité nécessaire à la MRC pour faire face aux défis en matière de transporteurs,
    d’appels d’offres.
  • Le réseau structurant / Plan cité demande l’adaptation de nos services, notamment pendant la période des travaux.

Accessibilité aux services et sécurité

Notre MRC est orpheline de services de santé autonomes et réellement décentralisés. Malgré les efforts récents des entités périphériques, nos citoyens n’ont pas accès à tout le panier de services des autres MRC, du moins sans déplacement extrarégional. L’impact se fait également ressentir dans la connaissance fine du territoire et les données spécifiques nous permettant collectivement une meilleure planification dans l’offre de services adaptés à la population. Enfin, plusieurs services sont concentrés sur le territoire de Québec et ne desservent pas le territoire de la MRC faute de décentralisation, de financement ou de la localisation. Or, les besoins sur le territoire sont tout aussi importants pour notre population de tout âge.

Par ailleurs, bien que la MRC de La Jacques-Cartier soit le croissant vert du territoire de la CMQ, à moins de 20 minutes du centre-ville de Québec, l’ensemble du territoire n’a pas accès à une desserte adéquate en matière de téléphonie cellulaire. Pourtant, cette accessibilité est essentielle au développement économique dans nos communautés. Il en va aussi de la sécurité de nos concitoyens et concitoyennes, mais aussi des nombreux touristes qui profitent de notre territoire, le plus grand terrain de jeux à proximité de Québec.

Enfin, depuis 2015, les villes de Montréal, Gatineau, Laval, les agglomérations de Longueuil et de Québec participent à un projet pilote de coopération municipale par la gestion de radars photo pour exercer une surveillance sur les réseaux routiers qu’elles gèrent. Jusqu’à maintenant, nos municipalités ne peuvent pas faire de demande directe d’installation de radars sur leur territoire. Alors qu’elles doivent assurer la sécurité de leur population, notamment en zone scolaire, lors de chantiers ou dans certains secteurs considérés accidentogènes ou de vitesse, jusqu’à maintenant, le déploiement des radars est centralisé au gouvernement du Québec. Pourtant, les municipalités, en collaboration avec certains partenaires, dont la Sûreté du Québec, sont aptes pour identifier les meilleurs emplacements pour le déploiement de cet outil supplémentaire permettant d’améliorer le bilan
routier.

Infrastructures

  • Alors que les besoins financiers sont de plus en plus importants pour l’amélioration et la mise à niveau des bâtiments municipaux (casernes de pompiers, hôtels de ville, centres communautaires, etc.).
  • Alors que les besoins financiers sont de plus en plus importants pour la réfection, l’agrandissement ou la construction d’infrastructures d’eau potable et d’eaux usées.
  • Alors que les besoins financiers sont de plus en plus importants pour le maintien et l’amélioration de notre réseau routier et de mobilité.

Force est de constater que le niveau d’investissement actuellement est insuffisant et que nous sommes préoccupés par la baisse des crédits alloués au Programme d’aide à la voirie locale (PAVL) alors que les besoins à travers le Québec dépassent l’enveloppe. Il en va de même pour le Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU), qui joue pourtant un rôle déterminant pour la conformité réglementaire, la santé publique et l’environnement et pour le Programme d’amélioration et de construction d’infrastructures municipales (PRACIM) qui, en plus, font l’objet pour certains projets de report de décaissement à la demande du Secrétariat du Conseil du trésor.

C’est pourquoi la MRC prône l’idée d’un vaste débat transpartisan sur le financement des infrastructures afin d’avoir une vision et une planification partagées par tous, et ce, accompagnées d’un financement adéquat, à long terme, prévisible et ne pouvant faire l’objet de modifications au gré des orientations politiques du parti au pouvoir. Bref, la tenue d’un grand chantier Québec/infrastructures.

Autonomie et développement économique

Le gouvernement attribue de plus en plus de responsabilités aux MRC, aux villes/municipalités, les reconnaissant comme gouvernements de proximité. Mais cette reconnaissance ne peut exister sans une plus grande autonomie de gestion et sans ressources financières, car ces responsabilités impliquent de nouveaux coûts et des besoins de ressources. Or, le financement demeure toujours incertain et souvent insuffisant et ces nouvelles responsabilités impliquent de nouveaux coûts, ressources et une reddition de comptes de plus en plus lourde pour nos organisations.

Rappelons qu’une MRC retire ses principales sources de financement des quotes-parts provenant des municipalités du territoire et de transferts de l’État, dont l’administration de certains programmes. Quant aux villes/municipalités, leur financement provient essentiellement de la taxe foncière, la tarification de services, et des transferts de l’État.

Il est donc primordial que le gouvernement s’engage à ce que tout transfert soit accompagné d’un financement adéquat et qu’il maintienne les différents programmes sous la gestion de la MRC et qu’il fasse de la simplification administrative une véritable volonté.